En période de crise, se pose la question du bien-fondé de communiquer – ou pas.

Le contexte de la COVID-19 est-il adapté à un discours de marque ? Y a-t-il un risque de dégradation de l’image de marque ? L’attention des Français peut-elle encore se porter sur la publicité ?

 

 

C’est à ces questions que l’institut Kantar et la Régie 366 ont tenté de répondre en comparant les performances des campagnes diffusées en Presse Quotidienne Régionale (du 16 mars au 11 mai 2020) aux performances observées sur l’ensemble de l’année précédente.

L’efficacité des campagnes en PQR n’est pas affectée par le contexte de crise

Premier enseignement, les scores de reconnaissance, d’attribution et d’agrément des campagnes post-testées pendant le confinement sont aussi élevés que d’habitude.

 

Les indicateurs de persuasion en hausse

Le pouvoir de persuasion court terme des campagnes durant le confinement est en augmentation moyenne de 5%. Il traduit une attention accrue des lecteurs aux contenus d’actualité orientés sur la vie quotidienne et un boost des intentions de se rendre en magasin.

 

Le pouvoir de persuasion long terme est quant à lui boosté en confinement avec une augmentation des scores de 20% en moyenne. Les messages publicitaires liés à la crise (RSE, solidarité, adaptation…) et parus durant cette période résonnent particulièrement et contribuent à nourrir l’image des marques dans la durée.

Une efficacité reconnue par les annonceurs

L’efficacité de la Presse Quotidienne Régionale pour communiquer en période de crise est connue des annonceurs.

Les derniers chiffres sur les investissements publicitaires dépensés par media , présentés par le BUMP le 10 novembre, le montrent.

 

Alors que l’ensemble des medias a vu le nombre d’annonceurs chuter de 11 % de janvier à septembre, le PQR66 a gagné 20 % d’annonceurs sur la même période.

 

 

PQR66 : Ensemble des titres de Presse Quotidienne Régionale

Le Panel propriétaire de 366, opéré par KANTAR, constitué de 50.000 internautes représentatifs des Français de +18 ans

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Face à des consommateurs de plus en plus préoccupés par le changement climatique, la publicité doit revoir ses codes afin de s’adapter à une consommation plus responsable.

 

Inciter à l’achat sans pour autant pousser à la surconsommation est un exercice complexe pour les marques. Plus de franchise, moins d’artifices, l’authenticité et la transparence sont devenues des enjeux clés du secteur de la communication.

Les Français, défiants envers la publicité

Chaque jour, les consommateurs sont exposés à des milliers de messages publicitaires. Mais, plus éduqués que dans le passé, ces derniers sont devenus très sélectifs concernant la confiance qu’ils accordent aux marques. Ainsi, selon l’étude Kantar, 52 % des Français sont défiants envers les grandes entreprises*.

 

À l’inverse, ils font davantage confiance aux marques locales : le taux de confiance atteint 92 % pour les marques régionales et locales. La communication de proximité, basée sur la mise en avant de valeurs du terroir, trouve alors tout son sens.

 

 

*l’étude Kantar réalisée pour l’UDA sur la confiance des Français dans les marques, sur un échantillon national représentatif de la population française du 11 au 15 mars 2019.

Le besoin de plus de transparence

Les enjeux RSE sont devenus incontournables dans la stratégie de communication des marques. Les Français souhaitent une relation plus humaine et durable.

 

Toujours plus informés, ils ont des nouvelles attentes et deviennent plus exigeants. Ainsi, ils souhaitent que les marques s’adaptent à leurs nouvelles habitudes. L’étude Kantar révèle que 71 % des Français attendent des marques qu’elles communiquent et agissent en toute transparence et 72  % estiment que ces dernières doivent être capables de reconnaître leurs erreurs et de s’excuser.

Informer le consommateur plus que le faire rêver

Il n’est pas interdit de faire rêver, encore faut-il veiller à bien informer le consommateur. En effet, la transparence dans le message publicitaire est perçue comme l’assurance d’un meilleur respect du consommateur. Alors, entre responsabilité, traçabilité et transparence de l’information, les marques doivent reprendre en main leur communication. 77 % des Français privilégient les enseignes faisant vœux de transparence (D’après une étude Ifop et SendinBlue*) et 87 % souhaitent bénéficier des informations de traçabilité des produits qu’ils consomment**.

 

Ainsi, la publicité évolue vers des pratiques responsables. Les publicités féériques laissent place à des publicités plus « vraies », axées sur le dialogue et la transparence.

 

*étude réalisée du 08 au 12 février 2018 sur un échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgées de 18 ans et plus.

** source BVA – L’Observatoire 2018

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Légumes

Les mesures exceptionnelles du confinement ont poussé les Français à revoir leurs habitudes de consommation.

Les Français ont consacré – en moyenne en juin 2020 – 2 h 26 par jour à surfer sur le web. Après un niveau record à 3 heures de connexion quotidienne en avril, les usages digitaux restent à un niveau plus élevé qu’avant même le confinement : 2 h 12 en janvier 2020.

Sans grande surprise ce sont les jeunes qui ont passé le plus de temps à surfer sur Internet pendant cette période. Les 15-34 ans représentaient plus d’un tiers du temps total en France (34,6 %), alors qu’ils ne constituent que 23,4  % de la population. Ils consacraient en moyenne 3 h 36 à Internet chaque jour.

temps passé sur internet en juin 2020 selon l'age

Le web se passe sur mobile

Révolution technologique du début de la dernière décennie, le smartphone – et ses variantes – est aujourd’hui devenu indispensable pour surfer sur le web. C’est simple, aucun support ne le surpasse.

 

Chaque jour, les Français ont passé en moyenne 1h34 connectés sur leur mobile, 35 minutes sur ordinateur et 17 minutes sur tablette. Chez les 15-34 ans, c’est 2h57 en moyenne quotidienne. Leur temps passé sur mobile a augmenté depuis la crise sanitaire : 19% plus élevé qu’en juin 2019 et 11% plus élevé qu’en janvier 2020. L’ordinateur reste beaucoup plus utilisé chez les personnes de plus de 50 ans. 

 

 

Cela se constate également auprès de l’audience des sites web. Google, Facebook et Microsoft (Windows Live Messenger, MSN.com) trustent le podium du nombre de visites au mois de juin avec respectivement 51 667, 47 699,  39 047 visiteurs uniques. Parmi les 50 sites les plus visités, tous voient la majorité de leur trafic venir du smartphone – plus de 80 % pour Google et Facebook – à l’exception notable des services publics (impôts et éducation). Plus que jamais le web est l’une des destinations préférée des Français, et le mobile le meilleur compagnon de voyage.

Source : La mesure d’Audience Internet Global en France en Juin 2020 – Médiamétrie

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Data heart

Les usagers utilisent de plus en plus d’appareils connectés dans leur consommation quotidienne. Les publicitaires ont donc un plus large éventail pour transmettre leur message à leur cible au bon endroit et au bon moment.

  • One Next, c’est quoi au juste ?

Cette étude menée par l’ACPM, Médiamétrie et Kantar, mesure l’audience des marques de Presse en versions Print et Digital.

 

28 000 personnes âgées de 15 ans ou plus sont interrogées sur leurs lectures, quel que soit le mode de lecture (journal papier, site ou application). Une audience globale est ainsi construite.

One Next se décline en plusieurs versions :

 

– One Next, qui donne une audience correspondant à l’édition papier du titre ainsi que le profil des lecteurs.

 

– One Next Global, qui donne une audience Print, Digital et Global de la marque de Presse sur 30 jours.

 

– One Next Influence, qui donne l’audience de la Presse sur la population cadres et sur les foyers à hauts revenus.

 

– One Next Insight, qui associe les habitudes de lecture de la Presse (Print et Digital) avec les attitudes, les comportements et les consommations des individus.

 

– One Next Access, pour les titres de Presse à diffusion limitée.

 

– One Next Tempo, qui qualifie les lectures Presse et intègre des notions de temporalité.

 

 

One Next et One Next Global, sont publiées 4 fois par an.

 

 

Les autres versions, One Next Influence, One Next Insight, One Next Access et One Next Tempo, sont publiées quant à elles 1 fois par an.

  • Les principaux résultats de la vague 2 de One Next Global 2020

La vague 2 correspond aux audiences digitales d’avril. Une période propice aux sites d’information.

 

82,7 % des Français lisent au moins une marque de Presse en version numérique (ordinateur, mobile ou tablette), soit 43,6 millions d’individus.

 

La Presse Quotidienne Régionale (PQR) est lue sous forme papier ou numérique par

44 133 000 Français, soit 83,7 % de la population sur un mois.

 

 

Les résultats de One Next Global 2020 vague 2.

  • Zoom sur l’audience de la Presse en Nouvelle Aquitaine

SUD OUEST, est la première marque de Presse en Nouvelle-Aquitaine, avec 3 070 000 lecteurs Print et Digital sur un mois, devant Le Figaro avec 2 557 000 lecteurs Print et Digitale et Le Monde 2 339 000 avec lecteurs Print et Digital.

 

En version papier, SUD OUEST est lu par 2 341 000 lecteurs sur un mois, Le Figaro par 649 000 lecteurs et Le Monde par 819 000 lecteurs.

Infographie One Next
Methodologie One Next 2020
Isabelle Dousset
Responsable Etudes et Content Marketing

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la presse

Parfois considérée – à tort – comme dépassée, la presse écrite regorge de ressources et surmonte de la plus belle des manières l’avènement de l’ère du digital.

La crise sanitaire due au Covid-19 a eu des conséquences très importantes sur l’économie mondiale et le comportement des consommateurs. La grande distribution a en été la première impactée.

Kantar nous permet d’y voir plus clair grâce aux études « COVID-19 Evolution des comportements et implications pour les marques ». Ces études sont basées sur le Baromètre Covid-19 composé de 25 000 consommateurs de 30 pays différents. 

 

Rouage indispensable d’une économie, nous allons voir en 5 chiffres clés comment le comportement des consommateurs a été transformé par cette crise sanitaire sans précédent.

Market

Les commerces de proximité en progression de 0.3 point

Les grandes surfaces ont perdu 2.3 points de part de marché. À l’inverse, les commerces de proximité ont continué de progresser avec un gain de 0.3 point de part de marché.

 

Un comportement pouvant être expliqué par la difficulté de se déplacer à plus d’1 km de chez soi pendant le confinement, mais aussi à la volonté propre des consommateurs de ne pas mettre leurs proches – et eux-mêmes – en danger.

79 %

79 % des consommateurs plébiscitent les produits locaux

Après la proximité des magasins, c’est la proximité du producteur qui est recherchée.

Malgré le manque de main d’œuvre chez les agriculteurs français, les produits locaux sont de plus en plus demandés, et la crise du coronavirus a accentué l’appétence des Français envers les produits de nos producteurs locaux.

Le circuit-court est une tendance qui se confirme, et 79 % des consommateurs indiquent vouloir acheter des produits locaux aussi souvent que possible !

26 % de nouveaux clients pour les produits Bio

À la recherche de goût et de produits authentiques, les consommateurs ont fait le choix du Bio pendant le confinement.

Un label qui a le vent en poupe puisque les enseignes enregistrent 26 % de nouveaux clients tandis que les ventes de produits issus du commerce équitable sont elles aussi en hausse de plus de 40 % !

Le besoin d’une consommation responsable et locale ne s’est jamais fait autant ressentir.

1.2

1,2 points de part de marché en plus pour le e-commerce

Sur les produits de grande consommation, la part de marché des achats en ligne a augmenté de 1,2 points.

 

Ce sont ainsi plus de 2,5 millions de nouveaux clients gagnés par le secteur du e-commerce et une hausse du trafic de 50 % sur les sites internet.

Le strict respect du confinement a permis aux consommateurs de tester de nouvelles expériences d’achat grâce au maintien des livraisons des produits de première nécessité, mais aussi grâce aux efforts des grandes enseignes pour assurer leur service de drive.

Cars

7 % de nouveaux clients pour les drives de supermarché

Le confinement accélère les changements dans des habitudes de consommation déjà en transformation.
Selon Kantar, ce sont 7 % des Français qui affirment avoir utilisé le Drive pour la première fois pendant le coronavirus. Le choix du drive peut évidemment être expliqué par ses bienfaits sanitaires, mais près d’un tiers de ceux qui s’y sont essayés y a découvert des avantages et prévoit de continuer à utiliser cette méthode pour faire ses courses.

Retrouvez tous les chiffres des études Kantar  Evolution des comportements et implications pour les marques Vague 2 et Vague 3.

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Leek

Pour les Français, manger n’est pas seulement un acte quotidien, c’est un véritable art de vivre. Selon une enquête menée par Les Zooms de L’Observatoire Cetelem, 90 % d’entre eux considèrent que la nourriture occupe une grande place dans leur vie quotidienne.

Pour les Français, manger n’est pas seulement un acte quotidien, c’est un véritable art de vivre. Selon une enquête menée par Les Zooms de L’Observatoire Cetelem, 90 % d’entre eux considèrent que la nourriture occupe une grande place dans leur vie quotidienne. Cependant, les comportements alimentaires des consommateurs évoluent. Le secteur de l’agroalimentaire est plus que jamais confronté aux nouveaux enjeux et défis de consommation. Pour les entreprises, il est alors important d’intégrer pleinement ces nouvelles tendances à leur stratégie de communication.

 

Focus sur ces nouvelles tendances alimentaires qui remplissent les assiettes des Français.

Detox

Le plaisir de manger sainement

En quête d’équilibre, mais aussi de plaisir, les Français sont de plus en plus nombreux à faire attention à ce qu’ils consomment. En quelques années, la nouvelle tendance du « mieux manger » s’est faite une place dans notre quotidien. Cependant, pour les marques alimentaires, « manger sainement » ne doit pas être incompatible avec la notion de plaisir. En effet, toujours selon l’enquête des Zooms de L’Observatoire Cetelem, le fait de « mieux manger » est associé au plaisir pour 74 % des Français. Ils déclarent faire attention à manger pour se faire plaisir (94 %) tout en restant dans le contrôle de l’impact des produits sur leur organisme (84 %).

 

Les Français associent spontanément le fait de mieux manger à quatre critères :

 

  • L’impact des produits sur l’organisme à 93 % (bio, additifs, pesticides, etc.) ;
  • La dimension nutritionnelle à 91 % (gras, salé, sucré, etc.) ;
  • L’impact sur l’environnement à 87 % ;
  • Le fait de se faire plaisir à 86 %.

 

Ainsi, s’ils souhaitent véhiculer des valeurs en adéquation avec les nouvelles attentes des consommateurs, les acteurs de l’agroalimentaire doivent adopter un discours fondé sur la transparence, la naturalité et l’implication sociétale. Pour cela, les entreprises doivent valoriser la présence de labels sur leur packaging qui permettront d’améliorer la qualité perçue du produit.

Home Made

La tendance du « fait maison » envahie nos assiettes

La tendance du « fait maison » a la côte dans les cuisines des Français qui déclarent à 94 % cuisiner au moins une fois par semaine et à 59 % tous les jours ou presque. Non plus perçu comme une contrainte, cuisiner est considéré comme un plaisir pour 72% de ces derniers. Au centre de leur motivation : la volonté de mieux maîtriser leur alimentation.

 

Cette notion de plaisir est cependant plus nuancée chez les jeunes (moins de 35 ans) et chez les hommes pour qui les plats préparés et le grignotage subsistent. En effet, ces deux populations sont en recherche d’alternatives afin d’éviter de cuisiner.

Par ailleurs, un Français sur cinq déclare avoir recours à des solutions pour faciliter la préparation de ses repas, telles que des kits de cuisine ou la livraison de paniers de produits frais. En fonction de la cible à laquelle s’adresse la marque alimentaire, il convient donc d’adapter sa communication afin de mettre en avant : la facilité et la rapidité de préparation. Ainsi, il semble pertinent d’ajouter des idées de recettes simples et rapides sur le packaging mettant en scène l’utilisation du produit dans la vie courante.

Picture Food

Manger connecté… et avec les yeux : l’influence des nouvelles technologies

Les nouvelles technologies se sont invitées à la table des Français, aussi bien pour trouver de nouvelles recettes que pour apprendre à cuisiner. Internet est devenu une source d’inspiration pour 63 % des Français. Les émissions de cuisine ont également une influence pour les Français qui sont 39 % à reproduire les recettes vues à la télévision.

 

L’univers Food constitue une tendance majeure sur les réseaux sociaux. Étant un sujet naturellement et massivement partagé sur ces canaux de communication, la tendance « Instafood » s’est imposée au plus grand nombre. Ainsi, un tiers des Français déclare prendre régulièrement ses plats en photo. Cette nouvelle tendance met en exergue l’impact grandissant du souci de l’esthétique dans l’alimentation des Français. Sans grande surprise, ce phénomène est davantage vérifié chez les jeunes. Ils sont 45 % à prendre régulièrement leurs plats en photos et 36 % à le choisir en fonction de son esthétique, contre respectivement 25 % et 19 % chez les plus de 50 ans.

 

Enfin, dans un contexte où les tendances de consommation sont à la transparence et à la culture du « mieux manger », les Français sont de plus en plus friands des applications telles que Yuka, FrigoMagic ou encore Lifesum. 54 % d’entre eux déclarent les utiliser pour mieux maîtriser la composition des produits et l’impact sur leur santé, 50 % pour l’impact sur l’environnement et 44 % pour la dimension nutritionnelle.

Oranges

L’alimentation durable : les Français se mettent au vert

L’idée d’une consommation plus responsable fait son chemin dans l’esprit des Français. Ils sont 62 % à indiquer réduire leur consommation de viande et consommer des produits de saison (90 %), élaborés en France (88 %) ou locaux (79 %). Cette prise de conscience passe également par des changements de comportement face aux emballages. Ils cherchent à éliminer le plastique de leur consommation. Ainsi, ils sont 72 % à déclarer privilégier les produits réduisant les emballages plastiques.

 

Ces nouvelles tendances alimentaires appellent les marques à une nouvelle manière de communiquer autour de valeurs plus responsables. Les nouveaux enjeux sociétaux se superposent à ceux des grands acteurs de l’alimentaire et pour séduire ses consommateurs, il faudra s’engager dans une démarche plus éthique.

 

Cependant, il faudra veiller à ce que « consommation responsable » et « pouvoir d’achat » ne deviennent pas des enjeux contradictoires. En effet, 64 % des Français estiment que les recommandations alimentaires (composition du produit, qualité nutritionnelle, impact sur l’environnement) ont fait évoluer leur budget à la hausse.

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super-market

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la cause environnementale et à leur santé. Ils veulent plus de transparence.

Comment cela se traduit-il dans les points de ventes ?

Kantar a publié une nouvelle étude sur le thème Personnalisation et pouvoir des données : quelles sont les conditions pour une meilleure publicité. Le résultat d’une enquête menée auprès de 8 000 consommateurs et de certains des plus grands leaders internationaux dans le domaine de la planification et de l’achat média.

 

Cette étude a été réalisée avant l’urgence sanitaire. La consommation médias a connu une grande expansion pendant le confinement et la tendance de la personnalisation s’accentue. Cette analyse 2020 en est d’autant plus pertinente.

Interrogation

Une amélioration du message publicitaire ?

Les usagers utilisent de plus en plus d’appareils connectés dans leur consommation quotidienne. Les publicitaires ont donc un plus large éventail pour transmettre leur message à leur cible au bon endroit et au bon moment.

 

Les données jouent ici un rôle clé car elles permettent de rendre le message publicitaire plus pertinent et efficace. Mais attention toutefois à ne pas en abuser. Les consommateurs sont de plus en plus méfiants quant à l’utilisation de leurs données personnelles et n’adhèrent plus à la publicité excessive sur les réseaux sociaux et au reciblage.

  • Cibler, mais sans franchir la limite

La publicité personnalisée en ligne est une aubaine pour les annonceurs. Elle permet de délivrer un message clair aux personnes voulues. Mais avec l’évolution des droits sur les données personnelles, les usagers sont moins enclins à recevoir trop de publicités lors de leurs parcours utilisateur.

 

 

54 % des personnes interrogées déclarent trouver intrusif de recevoir des publicités selon leurs visites internet précédentes. L’année dernière, le pourcentage à cette même question était le même. Les annonceurs n’auraient donc pas fait évoluer leurs techniques de ciblage en ligne.

Kantar

Les 65 ans et + sont plus inquiets d’être ciblés selon leurs activités en ligne, à l’inverse les plus jeunes apprécient recevoir des publicités en cohérence avec leurs navigations précédentes.

Kantar

Il existe également une différence selon le pays. Par exemple, en Chine ou au Brésil, les consommateurs sont plus favorables à la publicité ciblée que les Européens.

Kantar

Les annonceurs doivent donc trouver un juste-milieu pour faire de la personnalisation de publicité sans la rendre intrusive.

 

Mais la question de la compréhension des utilisateurs se pose aussi : comprennent-ils réellement la manière dont leurs données en ligne sont exploitées ?

 

Si une majorité des usagers percevaient l’avantage de la personnalisation, leur regard sur la publicité pourrait évoluer.

« Une campagne mal accueillie a peut-être été mal exécutée. La personnalisation en elle-même n’est pas forcément mauvaise. Le problème peut simplement venir de la fréquence qui n’a pas été limitée ou d’un message de reciblage qui vous suit sur Internet après que vous ayez acheté le produit en question. »

Phil Jones, Head of Partnerships – EMEA, Google

  • La créativité vectrice d’efficacité

Selon l’analyse de 151 campagnes provenant de la base de données Kantar CrossMedia, la créativité est l’un des principaux facteurs d’efficacité média.

 

Le ciblage géographique est également en pleine évolution et permet de s’adapter plus efficacement aux comportements des utilisateurs.

 

71 % des interrogés ont une critique négative sur la fréquence excessive des publicités.

Notamment avec un reciblage mal utilisé, des consommateurs ayant déjà acheté un produit, se retrouvent une nouvelle fois avec la publicité de ce produit en question (56 %).

 

Les annonceurs ont donc tout intérêt à écouter les recommandations des utilisateurs afin de ne pas entacher leur image de marque.

Pink Cloud

Reconquérir la confiance

Cette montée de méfiance des consommateurs pousse les marques à repenser leur communication.

 

Kantar a créé un score de confiance pour interpréter les réponses des consommateurs. La proportion de consommateurs qui disent accéder à certains types de médias pour obtenir des informations sur les marques est comparée à la proportion d’entre eux indiquant qu’ils font confiance à ces médias.

 

60 % des consommateurs connectés déclarent discuter avec leurs proches pour obtenir des informations sur les marques et 56 % affirment faire confiance à cette source d’informations (le score de confiance est donc de 93). Ces chiffres montrent que les usagers se font confiance entre eux : ils prennent des avis auprès de leurs familles et amis ainsi que sur les sites d’avis.

Kantar

La confiance est synonyme de réussite pour les marques, mais cet aspect ne doit pas interférer avec les valeurs de l’entreprise. Les annonceurs  doivent porter un message clair aux consommateurs, mais en restant neutre dans leurs opinions. En effet, une marque a désormais une responsabilité envers les consommateurs et ne peut pas donner son avis sur tous les sujets.

 

 

La confiance est aussi un élément clé en programmatique. Au-delà des volumes et les audiences, les planifications réalisées sur les DMP (Data Management Platform) doivent prendre en compte des facteurs plus qualitatifs pour rendre leurs campagnes plus efficientes.

Bubble light

Les marques doivent agir de manière responsable

Bien que les consommateurs n’apprécient pas le caractère intrusif de l’utilisation de leurs données en ligne, ils apprécient tout de même la personnalisation des publicités.

Kantar

Seulement, pour rendre les publicités pertinentes, les données personnelles sont essentielles.

 

Pour cela, il faut être le plus transparent possible. La plupart des consommateurs ne savent pas comment leurs données sont recueillies ni à quoi elles servent. Les annonceurs doivent donc être les plus honnêtes possibles sur l’utilisation qu’ils font des données utilisateurs et doivent délivrer un message pertinent via leurs publicités personnalisées.

 

 

Des spécialistes du marketing pensent que le « quoi » a pris le dessus sur le « pourquoi ». Les données ne sont pas pleinement exploitées par les annonceurs ce qui pose la question de la véracité de l’interprétation des comportements des consommateurs.

 

 

Les marques, les agences et les médias ont un devoir de transparence. Utiliser les données consommateurs oui, mais de manière responsable. Les usagers doivent se sentir en confiance et voir leur vie privée respectée.

Data

Optimiser l'utilisation des données

Les données sont devenues une ressource pour toute l’entreprise. En effet, les marques gérant de mieux en mieux leurs plans médias, des services hors marketing voit un avantage dans l’utilisation des données pour créer plus de valeur ajoutée.

 

Le marketing devient donc une discipline plus collaborative entre les différentes parties prenantes de l’entreprise.

Marie Sallaberry
Marketing & Communication
Marie

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Le e-commerce représentait déjà en 2020 un axe de développement majeur, après la crise du COVID 19 il devient la solution de distribution la plus sollicitée par les consommateurs mais aussi par les entreprises.

Dans un récent sondage d’opinion pour Artémis Courtage, plus d’un millier de Français ont dévoilé leur besoin de changer d’air après ces deux mois de confinement. Ils y ont aussi exprimé leurs doutes concernant le marché immobilier.

Opinion Way pour Artémis Courtage a publié récemment un sondage réalisé auprès de 1056 personnes (représentatifs de la population française de 18 ans et plus), les 10 et 11 juin derniers. Il interrogeait ce panel sur l’effet de la “crise sanitaire” sur le marché de l’immobilier. Plusieurs dynamiques peuvent être extraites de cette étude.

Des critères immobiliers qui ont évolué

L’envie de changement se fait ressentir pour 74 % des sondés. Conséquence directe d’un long et imprévu confinement, 14 % d’entre eux songent à acheter un logement doté d’un jardin, 11 % au moins d’une terrasse. 10 % enfin pensent à acquérir un logement en zone rurale, peut-être motivés par les conditions difficiles liées aux petits espaces de vie. Les plus jeunes sondés sont d’ailleurs ceux dont la volonté semble la plus forte. Les 18-24 ans sont 21 % à vouloir changer d’air en zone rurale, et 18 % à vouloir acheter un logement en bord de mer.

Artemis Courtage

Le ressenti des Français face au secteur de l’immobilier

74 % des personnes interrogées pensent que les délais pour obtenir un crédit vont être rallongés, et 63 % que les prix mêmes du marché vont augmenter pour les grandes métropoles (Paris, Lyon ou Bordeaux). Les craintes paraissent justifiées, en ces temps troublés où le secteur a été impacté.

Artemis Courtage

Désormais l’enjeu pour tous les professionnels et acteurs de l’immobilier est de répondre à ces nouvelles attentes. Dans ce contexte, construire une stratégie de communication pertinente pour mettre en avant les biens et son image de marque est indispensable.

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Quel que soit le secteur d’activité, un annonceur peut communiquer en continu sur une année en surfant sur les temps de communication qu’elle lui offre.

À quelques jours des grands départs, BVA et Les Entreprises du Voyage ont dévoilé les résultats d’une étude portant sur les intentions de départ en vacances des Français. Alors que le gouvernement a annoncé la suppression de l’interdiction de se déplacer à plus de 100 km de son domicile, les Français ont envie de grand air.

Airplane

Près d’un Français sur deux envisage de partir en vacances cet été

Cet été, 59 % des Français ont l’intention de partir en vacances. L’enquête révèle des intentions plus fortes chez les jeunes (74 % pour les 18-24 %), les familles (66 %) et les CSP les plus élevées (77 %). Après deux mois de confinement, ils expriment leur envie de changer d’air. Si les intentions sont bonnes, ils n’envisagent pas pour autant de dépasser les frontières hexagonales. En effet, 51 % des répondants indiquent qu’ils partiront en France contre 8 % seulement à l’étranger.

Des incertitudes qui retardent les réservations

Cependant la grande majorité des futurs vacanciers n’ont pas encore effectué de réservation. À la question « Avez-vous déjà réservé vos vacances d’été ? » , ils sont 56 % à répondre « Non, pas encore. ». A contrario, ils sont 27 % à déclarer avoir totalement réservé leurs vacances et 17 % à l’avoir fait en partie. Les personnes n’ayant pas encore réservé sont à 63 % des personnes de 50 ans et plus, 68 % des retraités et 58 % des personnes voyageant en France.

Biarritz

La mer a le vent en poupe

Qu’elle soit en France ou à l’étranger, la mer est la destination phare de cet été puisqu’elle est plébiscitée par 54% de Français. La campagne arrive en deuxième position (24 %), suivie de la montagne (12 %) et de la ville (9 %).

 

Autre enseignement, pour leurs vacances d’été, les Français ne délaisseront pas les locations touristiques. Ils sont 39 % à déclarer avoir l’intention de loger en hôtel, club de vacances, résidence de tourisme ou camping. Toutefois, ils restent 40% à déclarer prévoir de loger chez des proches ou dans leur résidence secondaire.

 

Malgré le contexte, les Français sont plutôt optimistes concernant le bon déroulement de leurs vacances. Ils sont 68 % à être « plutôt optimistes » sur le fait que leurs vacances puissent se dérouler comme ils le souhaitent et 13 % à déclarer être « très optimistes ». Seuls 18% d’entre eux sont « plutôt pessimistes » et 1 % « très pessimistes ». Ainsi, la situation particulière ne semble pas dissuader les départs en vacances bien que ces derniers se feront davantage vers des destinations françaises.

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paysage désert

Le marché du tourisme Français ne s’est jamais aussi bien porté et espère atteindre un objectif de 100 millions de touristes pour 2020.

Adeptes de gastronomie, les Français sont de plus en plus attentifs à la qualité des produits qu’ils consomment. Chaque mois, 10 % des Français visitent les sites et applications de scan de code-barres, tels que Yuka, pour consommer plus sain et plus éthique. L’impact de l’alimentation sur leur santé est devenu une vraie préoccupation pour ces derniers, n’hésitant pas à écarter certains aliments de leurs assiettes.

 

Pour les entreprises, s’inscrire dans une démarche visant à rassurer ses consommateurs devient un enjeu clé. Une question se pose donc : comment la communication peut-elle permettre de rassurer les consommateurs sur la composition nutritionnelle des produits ? Focus sur le Nutri-Score, l’étiquetage nutritionnel qui enrichit nos packagings.

Road

Informer et guider le consommateur

Entré en vigueur en 2017 et affiché sur plus de 25 % des produits alimentaires vendus en France, le Nutri-Score vise à encourager les consommateurs à améliorer leurs habitudes alimentaires. Présenté sous un système d’étiquetage nutritionnel facultatif, il se base sur cinq lettres allant de A à E et d’un code couleurs, du vert au rouge, selon la qualité nutritionnelle de l’aliment.

 

Son objectif est ainsi de simplifier l’information présente sur l’emballage des produits afin que le consommateur puisse appréhender en un coup d’œil les valeurs nutritionnelles de ce dernier.

83 %

Une notoriété en pleine croissance

Deux ans après la mise en place du logo sur nos emballages, il est l’heure de faire un premier bilan. Selon un sondage réalisé par RelevanC Advertising auprès des utilisateurs de l’application CasinoMax, 83 % des Français déclarent avoir déjà vu le Nutri-Score sur un produit ou sur la fiche d’un produit d’un site e-commerce.

 

Cependant, on constate que ce niveau de notoriété est variable selon la tranche d’âge du consommateur. En effet, les jeunes (- de 35 ans) apparaissent comme plus informés : 87 % déclarent avoir déjà vu le Nutri-Score. A contrario, chez les seniors (+ de 55 ans), cette notoriété est plus faible, ils sont alors moins bien informés quant à l’existence de ce nouveau label.

Phone Breakfast

Une notoriété synonyme d’achat ?

74 % des plus de 55 ans sondés déclarent choisir un produit en fonction du Nutri-Score contre 59 % chez les jeunes. Alors, bien que moins informés sur le Nutri-Score, les seniors y sont les plus sensibles. Là encore, l’impact du Nutri-Score varie donc selon les tranches d’âge.

 

Une fois renseignés, les consommateurs seniors sont plus influencés par les informations que délivre le Nutri-Score. Les entreprises ayant mis en œuvre ce système d’étiquetage ont donc tout intérêt à informer correctement leur clientèle « senior » si elle souhaite que cette stratégie marketing soit rentable.

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Quel impact sur les ventes ?

Bien que 6 Français sur 10 déclarent choisir un produit en fonction de son Nutri-Score, RelevanC Advertising révèle que les produits ayant une mauvaise note (D ou E) restent les plus consommés. Ils représentent 46 % des ventes réalisées sur les produits étiquetés. Cette importante part s’explique notamment par l’abondance sur le marché de produits dits de « mauvaise qualité nutritionnelle ».

 

Quoique représentant une part des ventes plus faibles, les produits possédant une bonne note (A ou B) connaissent tout de même une meilleure dynamique de croissance que les produits mal notés (+0.8 % par an contre +0 %). Cette croissance est fortement marquée sur les catégories de produits les plus transformés (produits de la mer, snacking, plats cuisinés, etc.).

A retenir

  • 74% des plus de 55 ans choisissent un produit en fonction du Nutriscore
  • +0.8% pour les produits possédant une bonne note au Nutriscore.
  • 6 français sur 10 choisissent un produit un produit en fonction du Nutriscore
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Le Nutri-Score au service du marketing

Intéressant pour son aspect informationnel, le Nutri-Score possède un autre avantage : il incite les industriels à revoir leurs recettes afin d’en améliorer la qualité nutritionnelle.

 

À l’heure où les consommateurs sont en quête de transparence et soucieux de manger sain, le Nutri-Score devient un argument marketing clé, pouvant et devant être mis en avant dans les campagnes de communication. C’est notamment l’exercice auquel s’est confronté Findus ou encore Joker qui, dans leur campagne de communication TV, ont fait le choix de présenter leur note, respectivement A et B, en fin de publicité.

 

 

Au-delà d’un gage de transparence, la valeur nutritionnelle du produit devient un axe de communication stratégique pour rassurer et fidéliser le consommateur. Fournir un effort sur la qualité de ses produits n’est plus suffisant, il est nécessaire de savoir communiquer efficacement dessus pour satisfaire les nouvelles attentes de ces derniers.

L’INFO EN PLUS

L’Assemblée a rendu obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les supports publicitaires pour l’alimentation. L’entrée en vigueur de la mesure est fixée au plus tard au 1er janvier 2021. Pour « les messages publicitaires sur Internet, télévisés ou radiodiffusés, l’obligation ne s’appliquera qu’aux messages émis et diffusés à partir du territoire français et reçus sur ce territoire », précise le texte.

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