Nous allons parler du « bandeau cookie », vous savez, celui que l’on voit fleurir sur tous les sites et applications, et qui est géré par une “Consent Management Plateform”, plus communément appelé CMP.

Définition des cookies donné par la CNIL :

Le cookie est une suite d’informations, généralement de petite taille et identifié par un nom, qui peut être transmis à votre navigateur par un site web sur lequel vous vous connectez. Votre navigateur web le conservera pendant une certaine durée, et le renverra au serveur web chaque fois que vous vous y reconnecterez.

Quelle est la nouvelle recommandation donnée par la CNIL ?

C’est officiel !

 

Depuis le premier octobre, les sites internet n’ont plus que cinq mois (jusqu’au 31 mars 2021) pour adopter 2 règles simples sur le consentement à la publicité ciblée et l’utilisation des cookies, sous peine de sanction :

 

  • TRANSPARENCE

Un devoir d’informer de façon claire et synthétique sur la nature du ciblage : publicité personnalisée ou non, publicité géolocalisée, personnalisation du contenu ou encore partage d’information avec les réseaux sociaux.

 

  • CONSENTEMENT

Il doit être aussi simple de refuser les traceurs de publicité que de les accepter, donc un clic pour l’acceptation et un clic pour le refus, alors qu’aujourd’hui c’est plutôt plusieurs clics pour le refus et un clic pour accepter.

Vous l’aurez compris, l’ « Opt In » ou acceptation, vu la symétrie du consentement demandé par la CNIL, va baisser de 80-90% actuellement à moins de 50%, voire diminuer jusqu’à 20%.

(selon les baromètres de Commanders Act et de l’agence Empirik)

 

La raréfaction de la donnée utilisateur, pilier des dépenses publicitaires, risque de fortement impacter les éditeurs. C’est un changement profond de modèle économique, avec un risque de voir le CA baisser de 30 à 50%.

 

Si l’on ajoute à cela la fin des cookies tiers sur Google Chrome en 2022 et déjà leur suppression sur des navigateurs comme Safari ou Firefox, le risque de perte augmente encore.

Quelles solutions pour les éditeurs et publicitaires ?

Travailler ces prochains mois sur une stratégie cookie-less et consent-less (cookie wall?) apparaît inévitable pour les éditeurs de contenus.

Pour revenir au sujet CMP et consentement, peut-être que le plus urgent pour les éditeurs utilisant Google Ad Manager (et ils sont très nombreux), est de statuer sur la base légale des finalités 2, 7, 9 et 10 du TCF v2, consentement ou intérêt légitime.

Pour faire simple : 

 

S’il y a refus de la part de l’utilisateur et base légale du consentement :

le service GAM est indisponible et donc absence de toute publicité. Se posera ensuite la question de la solution technique à déployer pour diffuser de la publicité autrement que par l’outil Google au risque de voir une chute brutale des revenus. Il faudra le remplacer par un autre AdServer qui lui sera en capacité de diffuser de la publicité lors du refus de consentement.

 

S’il y a refus de la part de l’utilisateur et base légale intérêt légitime 

(qui stipule que même si il y a un refus de consentement, certains services doivent continuer à fonctionner pour la survie de l’activité et de l’entreprise)

Le service Limited Ads est activé par GAM, avec la possibilité de faire le ciblage sur les adresses IP ou du contextuel.  Uniquement valable pour les campagnes directes et en médiation.

Le choix me parait simple, mais peut-être un peu moins à mettre en place.

Si pas de consentement, il paraît primordial de trouver une alternative à Google Ad Manager, pour éviter tout recours à l’intérêt légitime sur des finalités à la limite des recommandations de la CNIL. Également, permettre aux campagnes programmatiques en enchères ouvertes de diffuser sur des critères de ciblage contextuel et privacy by design ( protéger les données personnelles dès la conception du traitement des données ).

C’est donc un gros chantier qui s’annonce pour tous les acteurs de la publicité digitale, avec comme date butoire : le 31 mars 2021.

 

Pour en savoir plus, Stratégies en parle par ici 

Florian Poulain
Chef de projet monétisation et Revenue Management

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Website

Le “Web” a rapidement été mis gratuitement à disposition du public et est devenu un outil indispensable du quotidien de milliards de personnes. Les  3 étapes de l’évolution du nombre de sites internet.

Technologie développée à l’Observatoire Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN), le “Web” a rapidement été mis gratuitement à disposition du public et est devenu un outil indispensable du quotidien de milliards de personnes.

 

Le nombre de sites internet a évolué en même temps que le nombre d’utilisateurs et cela s’est déroulé en 3 étapes distinctes.

Les débuts du World Wide Web

Le World Wide Web (WWW) a été créé par l’ingénieur britannique CERN Tim Berners-Lee en 1989. 

A l’origine, l’objectif de ce réseau est de partager automatiquement les informations entre les scientifiques, les universités et les instituts de recherche du monde entier.

Le tout premier site en ligne a d’ailleurs été publié par le CERN grâce à son NeXT Computer. Ce site, info.cern.ch, est à l’heure actuelle, toujours accessible, même si ce n’est que symboliquement.

Le premier site tricolore a été mis en ligne par le CNRS en 1992 alors qu’il n’existait que 26 sites Web. 

Les prémisses d’une démocratisation

L’année suivante, en 1993, les scientifiques du CERN rendent l’utilisation de cette technologie accessible gratuitement. En l’espace d’une petite année, le nombre de sites internet a été multiplié par 100. Yahoo! était déjà là, mais il faut attendre l’année 1998 pour observer l’arrivée d’un futur géant des moteurs de recherche : Google.

 

À l’orée du 21e siècle, ce sont plus de 2 millions de sites web qui sont déjà hébergés malgré un nombre faible d’ordinateurs chez les ménages.

L’explosion d’internet

La peur du bug de l’an 2000 a fait beaucoup de bruit, mais les premières décennies du nouveau millénaire ont permis à l’Internet de faire un gigantesque bond en avant.

Alors que l’ordinateur était plutôt destiné aux organismes publics et aux entreprises, il devient un outil du quotidien pour un nombre exponentiel de particuliers.

 

C’est ainsi qu’en 20 ans, le nombre de sites hébergés est passé de 2 millions à près de 1,8 milliards en 2018. Après avoir été multiplié par 1000 en deux décennies, les études récentes d’Internet Live Stats indiquent que ce nombre semble s’être stabilisé autour de 1,78 milliards.

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video game

Alors que la crise liée au coronavirus touche de plein fouet l’économie française, elle fait également naître de nouveaux modes de consommation.

Kantar a publié une nouvelle étude sur le thème Personnalisation et pouvoir des données : quelles sont les conditions pour une meilleure publicité. Le résultat d’une enquête menée auprès de 8 000 consommateurs et de certains des plus grands leaders internationaux dans le domaine de la planification et de l’achat média.

 

Cette étude a été réalisée avant l’urgence sanitaire. La consommation médias a connu une grande expansion pendant le confinement et la tendance de la personnalisation s’accentue. Cette analyse 2020 en est d’autant plus pertinente.

Interrogation

Une amélioration du message publicitaire ?

Les usagers utilisent de plus en plus d’appareils connectés dans leur consommation quotidienne. Les publicitaires ont donc un plus large éventail pour transmettre leur message à leur cible au bon endroit et au bon moment.

 

Les données jouent ici un rôle clé car elles permettent de rendre le message publicitaire plus pertinent et efficace. Mais attention toutefois à ne pas en abuser. Les consommateurs sont de plus en plus méfiants quant à l’utilisation de leurs données personnelles et n’adhèrent plus à la publicité excessive sur les réseaux sociaux et au reciblage.

  • Cibler, mais sans franchir la limite

La publicité personnalisée en ligne est une aubaine pour les annonceurs. Elle permet de délivrer un message clair aux personnes voulues. Mais avec l’évolution des droits sur les données personnelles, les usagers sont moins enclins à recevoir trop de publicités lors de leurs parcours utilisateur.

 

 

54 % des personnes interrogées déclarent trouver intrusif de recevoir des publicités selon leurs visites internet précédentes. L’année dernière, le pourcentage à cette même question était le même. Les annonceurs n’auraient donc pas fait évoluer leurs techniques de ciblage en ligne.

Kantar

Les 65 ans et + sont plus inquiets d’être ciblés selon leurs activités en ligne, à l’inverse les plus jeunes apprécient recevoir des publicités en cohérence avec leurs navigations précédentes.

Kantar

Il existe également une différence selon le pays. Par exemple, en Chine ou au Brésil, les consommateurs sont plus favorables à la publicité ciblée que les Européens.

Kantar

Les annonceurs doivent donc trouver un juste-milieu pour faire de la personnalisation de publicité sans la rendre intrusive.

 

Mais la question de la compréhension des utilisateurs se pose aussi : comprennent-ils réellement la manière dont leurs données en ligne sont exploitées ?

 

Si une majorité des usagers percevaient l’avantage de la personnalisation, leur regard sur la publicité pourrait évoluer.

« Une campagne mal accueillie a peut-être été mal exécutée. La personnalisation en elle-même n’est pas forcément mauvaise. Le problème peut simplement venir de la fréquence qui n’a pas été limitée ou d’un message de reciblage qui vous suit sur Internet après que vous ayez acheté le produit en question. »

Phil Jones, Head of Partnerships – EMEA, Google

  • La créativité vectrice d’efficacité

Selon l’analyse de 151 campagnes provenant de la base de données Kantar CrossMedia, la créativité est l’un des principaux facteurs d’efficacité média.

 

Le ciblage géographique est également en pleine évolution et permet de s’adapter plus efficacement aux comportements des utilisateurs.

 

71 % des interrogés ont une critique négative sur la fréquence excessive des publicités.

Notamment avec un reciblage mal utilisé, des consommateurs ayant déjà acheté un produit, se retrouvent une nouvelle fois avec la publicité de ce produit en question (56 %).

 

Les annonceurs ont donc tout intérêt à écouter les recommandations des utilisateurs afin de ne pas entacher leur image de marque.

Pink Cloud

Reconquérir la confiance

Cette montée de méfiance des consommateurs pousse les marques à repenser leur communication.

 

Kantar a créé un score de confiance pour interpréter les réponses des consommateurs. La proportion de consommateurs qui disent accéder à certains types de médias pour obtenir des informations sur les marques est comparée à la proportion d’entre eux indiquant qu’ils font confiance à ces médias.

 

60 % des consommateurs connectés déclarent discuter avec leurs proches pour obtenir des informations sur les marques et 56 % affirment faire confiance à cette source d’informations (le score de confiance est donc de 93). Ces chiffres montrent que les usagers se font confiance entre eux : ils prennent des avis auprès de leurs familles et amis ainsi que sur les sites d’avis.

Kantar

La confiance est synonyme de réussite pour les marques, mais cet aspect ne doit pas interférer avec les valeurs de l’entreprise. Les annonceurs  doivent porter un message clair aux consommateurs, mais en restant neutre dans leurs opinions. En effet, une marque a désormais une responsabilité envers les consommateurs et ne peut pas donner son avis sur tous les sujets.

 

 

La confiance est aussi un élément clé en programmatique. Au-delà des volumes et les audiences, les planifications réalisées sur les DMP (Data Management Platform) doivent prendre en compte des facteurs plus qualitatifs pour rendre leurs campagnes plus efficientes.

Bubble light

Les marques doivent agir de manière responsable

Bien que les consommateurs n’apprécient pas le caractère intrusif de l’utilisation de leurs données en ligne, ils apprécient tout de même la personnalisation des publicités.

Kantar

Seulement, pour rendre les publicités pertinentes, les données personnelles sont essentielles.

 

Pour cela, il faut être le plus transparent possible. La plupart des consommateurs ne savent pas comment leurs données sont recueillies ni à quoi elles servent. Les annonceurs doivent donc être les plus honnêtes possibles sur l’utilisation qu’ils font des données utilisateurs et doivent délivrer un message pertinent via leurs publicités personnalisées.

 

 

Des spécialistes du marketing pensent que le « quoi » a pris le dessus sur le « pourquoi ». Les données ne sont pas pleinement exploitées par les annonceurs ce qui pose la question de la véracité de l’interprétation des comportements des consommateurs.

 

 

Les marques, les agences et les médias ont un devoir de transparence. Utiliser les données consommateurs oui, mais de manière responsable. Les usagers doivent se sentir en confiance et voir leur vie privée respectée.

Data

Optimiser l'utilisation des données

Les données sont devenues une ressource pour toute l’entreprise. En effet, les marques gérant de mieux en mieux leurs plans médias, des services hors marketing voit un avantage dans l’utilisation des données pour créer plus de valeur ajoutée.

 

Le marketing devient donc une discipline plus collaborative entre les différentes parties prenantes de l’entreprise.

Marie Sallaberry
Marketing & Communication
Marie

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Le e-commerce représentait déjà en 2020 un axe de développement majeur, après la crise du COVID 19 il devient la solution de distribution la plus sollicitée par les consommateurs mais aussi par les entreprises.

Alors que la crise liée au coronavirus touche de plein fouet l’économie française, elle fait également naître de nouveaux modes de consommation.

 

Pour tirer leur épingle du jeu, les entreprises ont dû réadapter leurs façons de travailler, de communiquer et de distribuer en tenant compte de l’évolution des comportements.

 

Sur ce point, le digital semble être le grand « gagnant » du confinement. En effet, la période a mis en exergue l’importance de la transformation digitale des entreprises. Tour d’horizon des secteurs qui ne connaissent pas la crise face au Covid-19.

Visioconférence

Les visioconférences, stars du télétravail

Le travail à distance se développant, les entreprises ont été poussées à trouver de nouveaux moyens pour communiquer avec leurs salariés et leurs clients.

La visioconférence s’illustre ainsi comme le nouvel outil adéquat pour permettre la poursuite de l’activité. Collaboration plus fréquente, réduction directe des coûts, son utilisation est rentrée dans les habitudes de millions de travailleurs.

 

Devenues indispensables, les applications de visioconférence telles que Zoom, WebEx ou encore Google Meet, sont les grandes gagnantes du confinement. D’après le nouveau rapport d’App Annie, elles ont été téléchargées plus de 62 millions de fois entre le 14 et le 21 mars 2020. Teams, l’outil collaboratif de Microsoft, a quant à lui enregistré une augmentation de 1000 % en mars 2020.

 

Adopté par les salariés, le télétravail a encore de beaux jours devant lui, tendant à devenir le nouveau mode de travail privilégié des entreprises et entrainant avec lui le développement des outils de visioconférence.

Amazon

L’hégémonie des GAFA

Alors que la majorité de la population mondiale est confinée, les services dématérialisés des géants Google, Amazon, Facebook et Apple sont devenus des supports indispensables. Effectuer ses achats en ligne, se distraire, télétravailler ou encore communiquer avec ses proches, les habitudes des Français ont pris une dimension numérique.

 

Concernant la publicité en ligne, les GAFA doivent faire face à la chute de leurs revenus publicitaires. Bien que les plateformes enregistrent une légère hausse de fréquentation, elles pâtissent d’un ralentissement des investissements publicitaires. Cette réduction significative de la demande des annonceurs est tout de même à nuancer. En effet, on observe une stabilisation des recettes publicitaires enregistrées par Facebook au même niveau qu’au premier trimestre 2019.

 

Loin de s’arrêter en si bon chemin, les GAFA se mobilisent dans la lutte contre l’expansion du virus. Google et Apple ont annoncé leur effort conjoint dans un projet permettant le suivi numérique des individus ayant été à proximité de personnes infectées.

E-commerce

Le confinement profite au e-commerce français

Avec le confinement, les ventes en ligne de certains secteurs ont été relancées. D’après une étude de la Fevad, 18 % des sites e-commerce ont enregistré un chiffre d’affaires en hausse, notamment dans l’alimentation, la téléphonie-informatique et les produits culturels/éducatifs.

 

De même, cette période difficile a accéléré la transformation digitale des petits commerces locaux.

Pendant longtemps réfractaires aux outils digitaux, ils ont été nombreux à intégrer ces nouveaux usages pour faire face aux nouvelles attentes de leurs clients et surmonter la crise.

 

Afin de soutenir les petites entreprises locales, des projets e-commerce solidaires et participatifs ont vu le jour. Dans la région Sud-Ouest, la plateforme interactive « Tous Bassin » a été créée et regroupe les informations des commerces locaux pendant cette crise sanitaire du coronavirus. Ne disposant pas de site e-commerce dédié pour leur boutique, cette initiative a permis de donner de la visibilité aux commerçants du bassin qui ont maintenu leur activité durant le confinement.

 

Le Groupe Sud Ouest a également lancé Courses contre la montre pour soutenir les commerçants et producteurs en permettant à leurs clients d’acheter des produits qu’ils pourront consommer également après le déconfinement.

 

En parallèle, les épiceries et les supermarchés ont fait leur arrivée sur les applications de livraison telles que Deliveroo et Uber Eats. Un service pour lequel les consommateurs ont été demandeurs, comme l’indique l’étude GfK.

Video Game

L’industrie du jeu vidéo bat des records

« Fortnite », « Animal Crossing : New Horizons » ou encore « Call of Duty : Warzone », ces jeux vidéo ont rythmé les longues journées des Français. Obligés de rester chez eux, les adeptes de jeux n’ont jamais autant joué et dépensé que durant le confinement. Selon le rapport publié par le cabinet SuperData, le secteur a connu un mois d’avril record. En effet, les dépenses mondiales consacrées aux jeux vidéo ont atteint 10,5 milliards de dollars en avril 2020 soit une augmentation de 17 % par rapport à avril 2019.

 

Faisant office de cour de récréation, les plateformes de live stream ont également vu croître leur fréquentation. L’arrêt des compétitions sportives a donné un coup de projecteur à l’eSport, pratique de jeux vidéo compétitifs, seul ou en équipe. Encore peu exploré par les clubs professionnels, l’eSport a permis aux sportifs de trouver un nouveau terrain de jeu pendant le confinement avec la digitalisation des compétitions. En mars 2020, la plateforme Twitch, certainement la plus plébiscitée, a comptabilisé 1,2 milliards d’heures de visionnage soit une augmentation de 23 % par rapport à février 2020.

 

 

L’expérience du confinement a mis en lumière l’importance vitale pour les entreprises d’intégrer des outils technologiques et des solutions digitales. S’il était déjà présent dans nos vies quotidiennes, le confinement a considérablement accéléré la transformation digitale de nombreux secteurs.

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Trois étapes pour mener à bien la création de votre boutique en ligne

Pour commencer, il est important de formaliser ce qui fera l’objet de la vente distance : quel produit ou service à proposer aux internautes. Ce choix motivera les options de livraison : livraison à domicile, par la poste ou en drive ?


Notre conseil : dans cette première étape la simplicité de mise en oeuvre doit guider vos choix. En effet organiser la logistique représente une étape importante du e-commerce et c’est souvent là que se cache les difficultés : problème de préparation, problème de livraison et par conséquent insatisfaction des clients.

Deuxième étape, le choix de la technologie pour la création de la boutique.
Plusieurs options sont aujourd’hui possible : se rattacher à une marketplace, utiliser un CMS open source ou bien souscrire une solution d’abonnement mensuel à une plateforme de création e-commerce. Si vous êtes pressé et sans affinité avec le développement web, nous vous conseillons les options marketplace et solution d’abonnement. Cette dernière étant la solution idéale pour débuter dans le commerce électronique

Enfin, en dernière étape il est important, comme pour une boutique physique, de penser au marketing offre et produit.

Comment faire la différence avec les autres boutiques en ligne ? Ou comment adapter votre offre à un parcours client en ligne ? C’est le moment de faire appel à vos compétences graphiques, mais aussi à votre capacité de rédaction pour rédiger vos fiches produits.
Cela vous permettra également de réaliser vos supports de promotions de votre boutique.

Et oui, il faut faire connaître votre site auprès de vos clients habituels mais c’est aussi l’occasion de conquérir une nouvelle clientèle.

Si toutes ces étapes vous paraissent fastidieuses ou si vous manquez tout simplement de temps, vous pouvez vous faire accompagner par des experts qui en quelques jours donneront naissance à votre boutique.

Fabrice Bory
Responsable Agence Eliette et Projets Digitaux
Fabrice Bory Responsable Agence Eliette

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La publicité confinée épisode 3/3 : par secteurs d’activités

Pour accompagner les annonceurs qui pourraient être perdus en cette période, nous avons étudié les opportunités qui s’ouvrent à certains secteurs d’activité.

Pourquoi les enseignes et les marques doivent communiquer maintenant ?

Focus sur la Grande Surface Spécialisée, l’automobile, l’immobilier et l’alimentation !

Le coronavirus a déjà impacté le quotidien de millions de personnes à travers le monde. Le web et les réseaux sociaux sont devenus progressivement les rares fenêtres ouvertes sur l’extérieur pour toute la population confinée. Mais tout comme sur le terrain, les comportements des internautes français en ligne ont évolué ces dernières semaines. Décryptage.

 

Le coronavirus a commencé à frapper en novembre dernier en Chine. Quelques mois et l’officialisation d’une pandémie mondiale plus tard, 1/3 de la population de la planète se retrouve confinée.

C’est le cas en France depuis le 17 mars.

 

Ce confinement a entraîné un changement des comportements d’usages des personnes, que ce soit chez eux ou en ligne.

Focus sur les résultats publiés par Comscore.

  • Des catégories clés

Comscore a fourni des données concernant la période entre le 30 décembre 2019 et le 15 mars 2020, en se basant sur les cinq pays européens les plus touchés (Italie, Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni).

Il ressort de ce travail que les recherches web en Europe se sont adaptées au contexte sanitaire actuel. Ainsi, le trafic vers les sites d’actualités (ou infos) générales ont flambé sur la période : + 87 % pour l’Espagne, 68 % pour la France et jusqu’à 125 % pour l’Italie, premier pays du continent touché.

Augmentation similaire pour les sites – ou applications – d’informations sur la santé, qui ont connu un net pic de circonstance fin février (+16 % en France, 83 % en Espagne, et jusqu’à 200 % pour nos voisins allemands.

Evolution du trafic des sites d'actualité
Evolution du trafic des sites d'actualité locale
  • Le facteur confinement

En seulement une semaine (du 9 au 17 mars), l’Italie, l’Espagne et la France ont toutes trois déclaré un « verrouillage national ». Avec la crainte d’un confinement annoncé pour une durée indéterminée, les comportements en ligne se sont faits beaucoup plus ciblés.

 

Les internautes souhaitant repenser leur vie quotidienne, les sites dédiés à l’alimentation ou au fitness ont connu une forte augmentation : près de 70 % en France, 133 % pour le cas italien.

 

Distanciation sociale oblige, les réseaux sociaux (+ 12 % en France) et services de messageries instantanées (+ 70 % en France, 97 % en Espagne), canaux de transmission efficaces lors d’une pandémie moderne, ont vu leur trafic s’accroître.

 

Le secteur du voyage semble logiquement être le plus touché par les conséquences du virus. Une baisse du trafic numérique est observable partout en Europe, de -7 % en France à -67 % en Italie.

 

Idem pour les services de billetterie en ligne – devenus obsolètes après le(s) confinement(s) – qui ont vu leur trafic diminuer plus ou moins de moitié en France, en Espagne et en Italie. 

Evolution du trafic des sites réseaux sociaux
Evolution du trafic des sites de messagerie

Ces évolutions dans les différents secteurs cités montrent le changement des priorités des consommateurs.

En effet, cette période de confinement nous laisse le temps. Le temps de faire ce que l’on ne fait pas ou que l’on remet à plus tard, le temps d’être là pour soi, le temps d’être là pour ses proches. Et ces nouveaux comportements en ligne le prouvent bien : on prend soin de son corps et de son esprit, on appelle plus souvent ses amis, on se soucie plus fortement de ses futures études et on doit jongler entre travail et éducation de ses enfants en temps réel.

 

Bien que ce confinement ne durera pas indéfiniment, il aura sûrement laissé une trace sur les habitudes d’usages online des clients. Affaire à suivre…

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L’ACPM a analysé la fréquentation massive des Sites et Applications d’actualité et d’Information généraliste durant la crise.

Le trafic des sites et applications de médias d’information connait une hausse inédite depuis la mi-mars.

Nous avons tout d’abord pu observer le pic, attendu, du premier tour des élections municipales, le dimanche 15 et le lundi 16 mars.

Dès le lendemain commençait la période de confinement.

 

Le besoin d’informations vérifiées et fiables est très important en ces temps d’incertitude. Les sites et applications des médias d’information atteignent des niveaux exceptionnels de fréquentation.

 

L’ACPM a analysé la fréquentation massive des Sites et Applications d’actualité et d’Information généraliste durant la crise.

  • Le double de visites par jour moyen pour les médias d’information
frequentation sites information mars 2020
  • Focus sur la fréquentation des Sites et Applications d’Information généraliste sur les deux premières semaines de confinement
Visites des sites medias d'information en mars 2020
Augmentation semaine 1 des visites
Evolution des visites semaine 2

Les sites et applications des journaux du Groupe Sud Ouest suivent la tendance.

 

Le nombre de visites quotidiennes du site sudouest.fr et de l’application SUD OUEST a plus que doublé ces dernières semaines. On passe aujourd’hui régulièrement le seuil des 3 millions de visites par jour.

 

Il en est de même pour La Charente Libre, site et application, qui dépassent régulièrement les 400 000 visites par jour.

 

Quant à La République des Pyrénées, les visites sur le site et l’application, oscillent entre 260 000 et 300 000 visites par jour.

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Pour accompagner les entreprises dans leur réflexion autour de leur communication pendant la crise, la Presse Quotidienne Régionale et sa régie nationale, Régie 366, ont interrogé les Français.

Dans ce contexte inédit, Sud Ouest Publicité se mobilise aux côtés des acteurs économiques de notre région et propose, depuis le 23 mars, une offre aménagée avec les nouveaux dispositifs éditoriaux de Sud Ouest.

  • Un journal Print mono-édition

L’édition papier, aujourd’hui régionale, est diffusée auprès de l’ensemble des 1 022 000 lecteurs quotidiens. La communication Print sera donc “de facto” régionale sans modification de nos produits.

  • Les sites éditoriaux en progression

La progression spectaculaire des audiences digitales de nos sites éditoriaux démontre un formidable besoin d’information et de lien social :  4,4M de visites le weekend dernier et 8M de pages vues sur les deux jours cumulés. Les applications mobiles ne sont pas en reste avec 5M de visites et 13M de pages vues ou affichages d’écrans cumulés sur les deux jours du week end dernier. (source: Google Analytics)

Nous avons toutefois adapté notre offre Display pour permettre aux  acteurs locaux de s’adresser à leur clientèle .

Enfin, nous avons décidé de proposer, à titre gracieux, nos publi digitaux aux Institutionnels pour leur rôle serviciel majeur auprès des populations locales ainsi qu’aux associations des secteurs qui luttent activement contre la pandémie  (aide aux personnels fragilisés, messages de santé publique et de solidarité).

 

Roy Hayek, directeur commercial Sud Ouest Publicité

Roy Hayek

Plus que jamais, nous restons à votre écoute et vous remercions pour votre confiance, et votre fidélité.

Catherine Latxague
Responsable Marketing de l'offre
Catherine Latxague

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Sud Ouest se mobilise au côté de ses lecteurs et des entreprises de la région.

 

Combatives face à la crise et déterminées à soutenir utilement l’ensemble des habitants de la Nouvelle-Aquitaine dans cette période de confinement inédite, les équipes de “ Sud Ouest ” proposent depuis lundi 23 mars un nouveau dispositif éditorial serviciel et solidaire en versions Papier et Digital.

  • “ SUD OUEST, Notre région “,  le journal Papier en édition unique à partir du 23 mars.
Une journal Sud Ouest régional du 23 Mars 2020

L’édition Papier du journal parait en version unique sur l’ensemble de la zone de diffusion (1).

Pendant toute la période de confinement et aussi longtemps que les fortes contraintes de production et de distribution le permettront, le journal Sud Ouest sera conçu en une seule édition.

 

Cette édition papier proposera chaque jour à ses lecteurs (2) de s’informer, de rester en contact et de se divertir.

 

– S’informer avec toute l’actualité générale et locale liée au Coronavirus, une large vitrine de l’actualité générale de chacun des départements, et le sport à l’heure du confinement.

 

– Rester en contact et se divertir avec des conseils de lecture, des astuces de jardinage, des playlists audio vidéo ciné et séries…

  • Un dispositif Digital actualisé chaque jour de 6h00 à 23h00.

Tout au long de la journée, le site sudouest.fr et l’application Sud Ouest, délivrent une information précise et vérifiée de la situation ainsi que toutes les informations pratiques à connaître dans la région en relation avec la crise.

 

Aujourd’hui plus que jamais, le digital crée du lien et Sud Ouest répond aux questions de ses lecteurs : 

 

“ Vos questions, nos réponses” : un rendez-vous vidéo quotidien sur les réseaux sociaux animée par des journalistes en télétravail

 

– « Ici Sud Ouest, laissez votre message ! » : chaque jour, un format audio réunissant les meilleurs témoignages, histoires, interrogations, protestations, sourires laissés par nos lecteurs sur notre « répondeur facebook ».


 – Chaque soir, une émission live exceptionnelle de « TV7 » et « Sud Ouest » organisée pour la première fois intégralement en interactivité et par skype avec journalistes, experts et téléspectateurs. De l’actu, des témoignages, des questions et des histoires émanant de l’ensemble de la région, en direct sur TV7, sudouest.fr et Facebook.

 

– Et une newsletter Sud Ouest et Vous

  • Sud Ouest solidaire des entreprises de la région

Sud Ouest est au côté des entreprises et met en place un fil d’information sur Sud Ouest Eco, animé par la rédaction économique du journal : des informations pratiques, des experts, des solutions imaginées par les entreprises de la région.

Une messagerie spéciale est à la disposition des entreprises pour partager leurs témoignages : sudouesteco@sudouest.fr.

 

 

Enfin, une newsletter Sud Ouest Eco / Crise du Coronavirus gratuite est mise à disposition des entreprises. S’inscrire à cette newsletter.

 

Pour suivre l’actualité économique de votre région pendant cette période de crise :

Sud Ouest Eco.

(1) Charente, Charente Maritime, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées Atlantiques

(2) 1 022 000 lecteurs en moyenne par jour (ACPM ONE cumul 2017)

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Rendre notre monde « meilleur » est désormais une quête commune, entre citoyens, institutions et entreprises.

La FEVAD a publié son bilan du e-commerce pour l’année 2019. Voici les points clés à retenir.

  •  Le e-commerce franchit la barre des 100 milliards €

En 2019, le chiffre d’affaires généré par le commerce en ligne franchit la barre symbolique des 100 milliards d’euros. Ce chiffre comprend les ventes de services en ligne et celles de produits.

Il représente une hausse de 11,6 % par rapport à l’année précédente.

 

 

Le nombre de transactions ont, elles augmenté de 15 %. L’année dernière, 1,7 milliards de transactions ont été enregristrées en ligne.

Des chiffres en hausse depuis 10 ans : les ventes en ligne ont été multipliées par quatre entre 2009 et 2019.

Toutefois, les ventes de produits en ligne, ne représentent que 10 % du commerce de détail. 90 % des ventes se faisant encore en magasin.

  •  Les achats sur mobile en constante progression

Les ventes sur mobile progressent de 18 %, soit une hausse 4 fois supérieure à celles des ventes au global.

D’après les estimations de la FEVAD, les achats sur mobile devraient être majoritaires dès 2021. Ils représentent à ce jour 39 % du chiffres d’affaires enregistré.

Les visites sur mobile du Top 15 des sites e-commerce FEVAD/Médiamétrie ont d’ores et déjà pris le dessus sur les visites faites sur ordinateur.

 

L’acquisition de nouveaux clients se fera sur mobile, à nous d’en tenir compte dans nos plans de communication.

  •  Des acheteurs éco-responsables

53 % des acheteurs en ligne, disent tenir compte de l’impact environnemental et écologique de leurs achats. Un taux encore plus fort chez plus jeunes, qui sont 6 sur 10 à prendre en compte l’impact environnemental dans le choix de leurs produits.

 

Les circuits-courts et le made in France sont prévilégiés, ainsi que le regroupement de commandes et la livraison en points relais.

94 % des e-acheteurs se sentent prêts également à réutiliser ou a recycler les emballages des produits reçus, afin de limiter leur empreinte écologique.

  •  L’émergence de l’économie circulaire

L’économie circulaire, qui consiste à produire, échanger et partager pour permettre le progrès social et la préservation du capital naturel, s’invite dans les pratiques du e-commerce.

 

45 % des acheteurs en ligne déclarent avoir acheté au moins un produit issu de l’économie circulaire en 2019. Le succès de sites comme Vinted ou Back Market en témoigne.

Deux facteurs peuvent expliquer l’attrait pour les sites de reventes : la préservation de l’environnement et l’attraction des prix bas.

 

Une tendance à suive sur les prochaines années.

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