Native ads, publicité native, publi-rédactionnel,… on en entend beaucoup parler, on les voit (mais pas trop) et une chose est sûre, la publicité native est la nouvelle alternative novatrice aux formats publicitaires plus classiques. Une forme de publicité qui ne ressemble pas à de la publicité !

 

Rencontre avec la Native Ad, ce nouveau chouchou de l’annonceur…

Commençons par une définition de la publicité native et son histoire...

Selon les définitions marketing, une publicité native, n f : une publicité utilisant un type de formats publicitaires présentant une très forte intégration, voire une certaine ressemblance, avec les contenus éditoriaux classiques d’un site support.

 

Ces formats publicitaires qui existent depuis quelques années apparaissent  sur des formats web mais ont aussi gagné les éditeurs traditionnels. Les plus connus sont les vidéos in-stream sur YouTube, les tweets sponsorisés ou les posts publicitaires sur Facebook…

 

Pour ce qui est de la presse traditionnelle, on parle plutôt de formats publi-rédactionnels, publi-information ou publi-reportage bien que les codes restent les mêmes : il s’agit d’une annonce publicitaire qui se présente comme un contenu éditorial et se mélange tant sur la forme que sur le fond.

 

L’objectif premier de ces formats publicitaires dits natifs est de se fondre dans le contenu rédactionnel pour un discours qui apporte une information qualitative et crédible.

Les formats natifs VS les formats classiques

Qu’est ce qui fait que les Native Ads sont de plus en plus adoptées par les régies et les annonceurs par rapport aux publicités plus traditionnelles ?

Ils passent à travers les mailles des AdBlocks

C’est sûrement LA raison qui fait que la publicité native prend une telle ampleur.

 

Les AdBlockers (chéris par plus de 30% des internautes Français en 2019 selon une étude eMarketer sur l’Ad Blocking) n’arrivent pas à détecter ces formats qui ont pour principe d’être à 100% fondus dans le reste des contenus. Il s’agit de publicités jugées non envahissantes et qui ne sont donc pas néfastes pour la bonne navigation de l’internaute.

 

Et on sait bien que c’est une préoccupation actuelle quand on lit que selon l’étude Verizon Media Group/Oath réalisée auprès d’individus en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, ils étaient 62 % en 2014 à penser que les publicités gâchent leur expérience en ligne contre 83 % en 2018…

 

Des formats publicitaires pensés pour contourner le règne des Ad Blocks et mieux intégrer les publicités aux sites pour ne pas gêner l’internaute et au final… l’inciter au clic !

Ils ont une bonne image auprès des lecteurs

Ces formats totalement fondus dans le contenu ont la particularité de ne pas perturber la lecture, c’est pourquoi les consommateurs les trouvent plus agréables : l’internaute ne se sent pas gêné par un format qui serait trop intrusif  ou qui pourrait casser sa lecture comme pouvaient le faire certains formats publicitaires plus classiques.

 

A l’heure de l’UX design et de l’expérience utilisateur, améliorer la lecture ou la navigation sur un site est une problématique primordiale pour les marques. A travers les formats natifs, l’idée est de répondre aux attentes de l’utilisateur en terme d’ergonomie tout en lui procurant une expérience de navigation confortable.

 

L’ambition de ces formats est de changer l’image de la publicité notamment digitale auprès du grand public et de faire qu’elle ne soit plus perçue comme l’ennemie des internautes. Et on peut dire que c’est mission réussie, car 20 % des internautes sont prêts à recommander la marque après avoir visionné une pub display (bannières, vidéos…), contre 29 % avec une publicité native.*

 

La finalité de cette adaptation des publicités aux contenus est bien entendu qu’une publicité perçue comme meilleure pour les utilisateurs, valorisera l’image de l’annonceur et sera peut être plus rémunératrice

 

La publicité native serait d’ailleurs 8 fois plus efficace en terme de clics selon l’étude Oath.

Voir l’infographie qui résume l’étude Oath, Redefining Native 2019 via Comarketing News

 

*selon l’étude Verizon Media Group/Oath réalisée auprès d’individus en France, au Royaume-Uni et en Allemagne

Ils donnent la parole aux marques

Au delà de ses avantages pour le consommateur, la Native Ad attire les marques car elle est orientée content marketing : par là il faut comprendre qu’elle permet de diffuser des contenus utiles et ludiques pour la cible finale.

 

On peut parler de contenus branded qui cherchent à embellir la marque ou l’entreprise qui souhaite parler d’elle, et partager ses valeurs. Ces publicités apportent une formidable visibilité aux annonceurs avec des formats au coeur du contenu éditorial mais aussi une richesse du contenu avec les multiples possibilités qui s’ouvrent à eux et enfin la caution du support en lequel le consommateur a confiance.

 

Le native advertising améliore la perception du client qui appréciera la qualité et la perspicacité du message plus qualifié grâce à des publicités mieux ciblées.

La publicité native est une belle alternative aux Ad Blocks qui ont marqué un trop plein des consommateurs face au surplus de publicités intrusives et envahissantes.

 

Le monde change, la publicité aussi, elle s’adapte à son environnement et devient, elle aussi, le plus naturel possible pour continuer d’adresser ses messages de la manière la plus pertinente possible.

Pour compléter cette réflexion sur la publicité native, je vous conseille d’aller consulter cet article de Les Echos sur l’efficacité de la publicité Native qui donne des arguments pertinents appuyés par des chiffres forts.

Valentine Marc
Chargée de Marketing
Photo de Valentine MARC